CLAIR PARIS a été créé en octobre 1990 pour représenter les collectivités locales japonaises en France.

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Bonnes pratiques des collectivités locales japonaises

Bonnes pratiques des collectivités locales japonaises 2019

Bonnes pratiques des collectivités locales japonaises 2019

 

Nom de collectivités

domaine(s)

concerné(s)

Projet

1

Département d’Okayama

Environnement

Adhésion au système des Gardiens de la planète : L’écologie en s’amusant ! Tous ensemble dans la lutte contre le réchauffement climatique

Résumé / Rapport

2

Département de Tokushima

Soins pour personnes âgée

Système d’embauche des assistants aux aide ‐soignants de Tokushima Dispositif d’encouragement du recrutement des seniors actifs

Résumé / Rapport

3

Département d’Ehime

Revitalisation territoriale, tourisme, et agriculture et fôret

Transformer le département d’Ehime en Paradis pour les Cyclistes

Résumé / Rapport

4

Département de Kumamoto

La résilience

Léguer les trésors de Kumamoto à la postérité : Création du Système d’aide à la restauration des patrimoines culturels endommagés par les séismes (dispositif de rétablissement après les Séismes de Kumamoto en 2016)

Résumé / Rapport

5

Ville de Kurashiki

(Département d'Okayama)

TIC

Programme de mise en place des TIC intelligentes de la vallée de la Rivière Takahashi

Résumé / Rapport

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Bonnes pratiques des collectivités locales japonaises 2018

Bonnes pratiques des collectivités locales japonaises 2018

 

Nom de collectivités

domaine(s)

concerné(s)

Projet

1

Département de Fukuoka, commune d’Oki

Environnement

L’aménagement villageois sur un modèle économique circulaire, l’ambitionné de la commune d’Oki

Résumé / Rapport

2

Département d’Aomori

Prévention des risques

La maintenance des ponts optimisée par le système de gestion des ressources

Résumé / Rapport

3

Ville de Nagasaki

Politique urbaine

Nagasaki, Ville Lumière

Résumé / Rapport

4

Départementd’Ehime

Revitalisation territoriale, tourisme, et agriculture et fôret

Promotion d’une nouvelle culture cyclist

Résumé / Rapport

5

Département de Saitama

Éducation, culture

Pièce de théâtre interprétée par des personnes âgées en grande foule « The 10 000 Gold Theater 2016 »

Résumé / Rapport

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Bonnes pratiques des collectivités locales japonaises 2017

Bonnes pratiques des collectivités locales japonaises 2017

 

Nom de collectivités

domaine(s)

concerné(s)

Projet

1

Ville de Kamikatsu

Environnement

Promotion du recyclage et de la

réutilisation en vue du Zéro déchet

Résumé / Rapport

2

Village d’Asuka

Revitalisation territoriale, tourisme, et agriculture et fôret

« MICHIMO », moyen de transport qui prend en considération l’environnement et les caractéristiques de la région

Résumé / Rapport

3

Département d’Okayama

Revitalisation territoriale, tourisme, et agriculture et fôret

Le personnel du département vous encourager! « Projet d’aide au marketing pour le développement de nouveaux produits » !

Résumé / Rapport

4

Département de Kumamoto

Revitalisation territoriale, tourisme, et agriculture et fôret

Accélération de la mise en place d’un « Food Valley » dans la région sud du département de Kumamoto, grâce à la création du « Centre de Food Valley-Agro-industrie »

Résumé / Rapport

5

Département d’Ehime

TIC

Exploitation des big data de « Aimusubi » du Centre d’aide au mariage d’Ehime

Résumé / Rapport

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Département de Yamaguchi


Énergie hydrogène

Carte

Domaine(s) concerné(s)

Contact

Environnement Yamaguchi-ken

 

 

Présentation

Situé à l’extrême ouest de l’île de Honshu, dans un cadre verdoyant, le département de Yamaguchi a fait preuve tout au long de son histoire d’un remarquable dynamisme économique.  

L’actuel département de Yamaguchi correspond à l’ancien fief de Choshu. A l’époque d’Edo (1603 - 1867), il tirait sa puissance de trois productions clés : le riz, la pâte à papier et le sel. Après la restauration impériale, durant les ères Meiji (1868 - 1912) et Taisho (1912 - 1926), le département opéra une grande reconversion pour asseoir sa prospérité sur l’exploitation de ses gisements de charbon. Dans l’après-guerre, la région d’Iwakuni, située au sud du département et donnant sur la mer intérieure, se transforma en un grand complexe pétrochimique.

Aujourd’hui, l’hydrogène produit à Yamaguchi par les industries implantées sur la côte représente 10 % de la production nationale. Son haut degré de pureté constitue un atout considérable. Pour en optimiser l’exploitation à une échelle locale, le département privilégie trois axes stratégiques expliqués ci-après :

1. Mise en place d’infrastructures de distribution d’hydrogène

Le complexe industriel du département génère de l’hydrogène en grande quantité, comme produit secondaire résultant des processus d’élaboration d’autres produits (1). En juin 2013, l’entrée en activité dans la ville de Shunan d’une usine de transformation d’hydrogène gazeux en hydrogène liquide a permis de valoriser cette production secondaire, en apportant une solution aux problèmes de stockage et d’acheminement. Dès août 2015, la mise en place d’une chaîne logistique a permis d’exploiter les premières stations de distribution d’hydrogène dans la zone Chugoku-Shikoku. L’entrée en service de ces stations a parachevé un modèle pionnier de production et de consommation d’hydrogène à l’échelle locale.

2. Développement des applications de l’hydrogène

Le département de Yamaguchi a introduit l’an dernier un dispositif de subvention original visant à encourager la recherche et la mise en œuvre d’applications industrielles liées à l’hydrogène. Ce dispositif a notamment permis d’instaurer une coopération entre des PME de Yamaguchi et des industries d’autres départements qui a abouti à la mise au point d’un « système de pile à combustible à hydrogène pur », produisant une énergie de 0,7 kW par unité. Au terme d’une expérimentation d’un an dans le parc zoologique de Tokuyama de la ville de Shunan et dans le marché de gros local, ce système a été définitivement adopté au mois de mars 2016. Sur cette belle lancée, le marché de gros teste actuellement un hydrogénoduc destiné à acheminer directement de l’hydrogène sous forme liquide depuis une station de distribution.

3. L’hydrogène comme source d’énergie privilégiée

Une « convention pour une stratégie d’exploitation de l’hydrogène de Yamaguchi » a été mise en place, réunissant des entreprises, des organismes privés et toutes les municipalités du département. Cette structure favorise l’implantation de stations de distribution d’hydrogène, et conduit plus largement une réflexion sur les solutions permettant d’utiliser l’hydrogène comme source d’énergie alternative. L’an dernier, l’une des idées retenues a été la mise en place d’un dispositif de subvention incitant à l’achat de véhicules électriques à pile à combustible hydrogène. Le département de Yamaguchi a donné le ton en entreprenant de renouveler son parc de véhicules publics avec des véhicules de ce type.

Encouragé par ces premières réussites, le département de Yamaguchi poursuit ses efforts pour fédérer tous les acteurs concernés et consolider sa position de département pionnier dans les applications de l’hydrogène.

 

Département de Hyogo


Le projet Megasolar du département de Hyogo : des centrales solaires installées sur des pentes de barrage

Carte

Domaine(s) concerné(s)

Contact

Environnement Hyogo-ken

 

 

Présentation

Dans le cadre de son « programme de lutte contre le réchauffement climatique », Hyogo mise sur le photovoltaïque. Avec le projet Megasolar, l’agence départementale des entreprises publiques a fait le choix stratégique de contribuer à la sécurité de l’approvisionnement en électricité par la valorisation d’infrastructures qu’elle possède dans le département. Dans cette démarche, elle s’appuie sur le dispositif de rachat à prix fixe de l’électricité prévu par la « loi sur les mesures spéciales en faveur du développement des énergies renouvelables ».

Mise en place de 12 centrales photovoltaïques

En l’espace de trois ans (de mars 2013 à mars 2016), ce projet a permis l’installation de centrales solaires dans 12 sites du département. Les panneaux photovoltaïques déployés sur une surface totale de 32,4 ha produisent une puissance de 29 600 kW. La plupart des collectivités territoriales japonaises cèdent des terrains publics en location pour permettre l’installation de centrales solaires privées. La formule adoptée à Hyogo est bien différente, car l’agence des entreprises publiques exploite directement les centrales pour revendre ensuite la totalité de l’électricité produite à des fournisseurs d’électricité.

 

Des centrales solaires sur les pentes des barrages

Parmi les 12 sites retenus pour la mise en place de centrales solaires, trois sont des pentes de barrage présentant une orientation au sud : les barrages de Kongen, Kotani, et Heiso. La pose des panneaux photovoltaïques n’ayant nécessité ni défrichement de terrain, ni construction d’infrastructures, l’impact sur l’environnement de ces installations a été minimal. La valorisation de ces pentes de barrage en centrales solaires constitue une première au Japon. Ces installations ne perturbent en rien le rôle de ces barrages en tant que réservoirs permettant un approvisionnement en eau et l’espace est bien au contraire rentabilisé en assurant désormais une double fonction. L’inclinaison des pentes réduit le problème des zones d’ombre portée entre panneaux (voir schéma) et ceux-ci peuvent ainsi être disposés en optimisant l’utilisation de l’espace. L’inclinaison de la pente est de 22 degrés pour le barrage de Kongen, de 26° pour Kotani, et de 22 à 27° pour Heiso.

 

Contribuer à la production d’une énergie renouvelable : une stratégie d’avenir

Supérieure aux prévisions initiales, la puissance électrique produite par les 12 centrales solaires implantées dans le département de Hyogo permet de couvrir la consommation annuelle de 8 800 foyers. La réduction des émissions de dioxyde de carbone réalisée est significative en termes de lutte contre le réchauffement climatique. Elle équivaut à ce que pourrait absorber une forêt de près 700 000 cyprès (1). La construction des centrales s’est achevée en mars 2016 mais la question de leur entretien restait cependant essentielle. Finalisé en mars, le « plan de maintenance des centrales solaires » a été mis en œuvre dès avril et consiste en une coordination globale des interventions indispensables : inspection des équipements, dépannage et désherbage.

Les excellents résultats obtenus sont le meilleur des encouragements pour poursuivre cette stratégie gagnante, respectueuse de l’environnement et garantissant un approvisionnement sûr en électricité.

 

Ville de Kitakyûshû


Kitakyûshû, future capitale mondiale de l'écologie durable

Carte

Domaine(s) concerné(s)

Contact

Environnement / Économie Kitakyûshû-shi, Kankyokokusaisenryaku-shitsu
(Bureau de la stratégie
 internationale pour l'environnement,
 Direction de l'environnement,
 La ville de Kitatkyûshû)
icon-internetSite Internet (anglais)

 

Présentation

Avec la création en 1901 de l'usine sidérurgique Yawata Steel Works, la ville de Kitakyûshû a joué un rôle de locomotive dans la croissance de l'économie japonaise, mais ce succès avait eu pour revers de graves problèmes de pollution atmosphérique. La baie de Dôkaiwan en était même arrivée à être désignée du sinistre surnom de « Mer de la mort ».
En déployant une politique environnementale exigeante, la ville a cependant réussi à opérer une formidable métamorphose. Un rapport de l'OCDE en fait l'éloge, parlant du « reverdissement d'une ville couleur de cendres ».
Ambitionnant de devenir la « future capitale mondiale de l'écologie durable », la politique de la ville s'organise selon trois axes :
  - l'environnement : développement durable par réduction des émissions de CO2,
  - la société : encouragement à la participation citoyenne,
  - l'économie : développement d'une économie « verte ».
A travers un programme intitulé Green Frontier Plan, Kitakyûshû travaille à devenir une « ville jouissant d'authentiques richesses ».
Ce programme s'inscrit dans une politique de coopération internationale ambitieuse, qui se donne pour objectif d'ici 2050 de réduire les émissions de CO2 de 200 %: 50 % dans la ville, et 150 % en Asie.
En 2011, la ville de Kitakyûshû a été distinguée par l'OCDE en tant que « ville modèle en matière de croissance verte » pour l'ensemble des actions accomplies.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le rapport qui a été presenté en 2011 au CNFPT Montpellier : icon pdf

Tôkyô (capitale)


Le service des eaux de Tôkyô

Carte

Domaine(s) concerné(s)

Contact

Réseaux d'eau potable / Travaux publics

Tôkyô, Suidô-kyoku, Soumu-bu, Chôsa-ka
(Secteur de la recherche,
 Section des affaires générales,
 Services des eaux,Tôkyô)

icon-internetSite Internet (anglais)

 

Présentation

Le service des eaux de la ville de Tôkyô est une entreprise régionale publique qui approvisionne une population de 13 millions d'habitants. Elle dispose d'un réseau de canalisation d'une longueur totale de 26 000 km, ce qui correspond à la moitié de la circonférence de la Terre. La prévention des pertes d'eau est un enjeu crucial
d'une part pour améliorer le rendement, d'autre part pour minimiser l'impact environnemental. Les efforts sont conduits selon trois axes :
  - 1. Renouvellement systématique des canalisations devenues vétustes et amélioration de la qualité des matériaux utilisés,
  - 2. Optimisation de la détection des pertes d'eau et rapidité des interventions pour réparation,
  - 3.  Haute maîtrise technologique en matière de prévention des pertes d'eau.

1. Concernant les canalisations : les canalisations vétustes ont été à 99 % remplacées par des canalisations en fonte ductile, de haute résistance.
Les canalisations en plomb, de faible résistance, ont été à 100 % remplacées par des canalisations en acier inoxydable.

2. Concernant la détection des pertes d'eau : des équipes opèrent 24 heures sur 24. Elles font des inspections en utilisant des tiges d'écoute et des détecteurs
électroniques ; elles effectuent des mesures de nuit, durant une tranche horaire où l'eau n'est pas consommée ; elles interviennent en urgence pour des réparations.

3. Concernant la maîtrise des technologies de prévention de pertes d'eau : un centre de formation du personnel et de développement de nouvelles technologies a
été mis en place dans le but de favoriser le transfert des savoir-faire et le perfectionnement des compétences.
Ces actions et ces dispositifs ont permis une notable réduction réduction du taux des pertes d'eau de la capitale. De 9,6 % en 1995, il est passé 3 % en 2010.
Ce taux est très faible si on le rapproche de celui d'autres villes du monde, de taille comparable.

Ville de Hiroshima

 Hiroshima, la diplomatie des villes -promouvoir la paix-

Carte

Domaine(s) concerné(s)

Contact

Conférence de la paix /
Diplomatie

Hiroshima-shi, Heiwashuchôkaigi-jimukyoku
( Secrétariat des Maires pour la Paix 
 de la ville de Hiroshima
)

icon-internetSite Internet (anglais)
  - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Présentation

Le largage de la bombe atomique sur Hiroshima a fait en août 1945 plus de 140 000 victimes, et même 68 ans après, laisse de nombreuses séquelles. De nombreuses personnes souffrent de handicaps et de maladies liées à la bombe. Des mesures de radiations continuent également à être régulièrement effectuées dans toute la
région.

Cette tragique expérience explique que de nombreuses associations et ONG militant en faveur de l'interdiction des armes nucléaires se soient constituées dans la ville de Hiroshima. Mayors for peace (Maires pour la Paix) est l'une de ces ONG.
Fondée en 1982 par le maire de Hiroshima de l'époque, elle œuvre à la réunion des collectivités territoriales de tous pays autour de l'idéal d'un monde sans armes
nucléaires. Elle souligne que les collectivités, en tant qu'entité de base de l'administration territoriale, ont pour mission essentielle la sécurité des citoyens.

A travers le programme « Vision 2020 » dont l'objectif est de faire ratifier d'ici 2015 un traité d'interdiction des armes nucléaires en 2020, Mayor for Peace conduit toute une série d'actions : pétitions, opérations conjointes avec les collectivités membres.
Cette organisation est présidée par le maire de Hiroshima. 5 238 villes de 153 pays en sont membres, parmi lesquelles 137 villes françaises.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le rapport qui a été presenté en 2012 au CNFPT Angers : icon pdf

Département de Kôchi


Kôchi, Leçons tirées de la pluie diluvienne sur la ville de Kôchi en 1998 pour prévenir les risques d'inondation

Carte

Domaine(s) concerné(s)

Contact

Aménagement des eaux /
 Prévention des sinistres

Kôchi-ken, Doboku-bu, Kasen-ka
(Sous-direction de la gestion des
 cours d'eau, Direction des travaux 
 publics du département de Kôchi)

icon-internetSite Internet (anglais)

 

 

Présentation

Située sur la côte Pacifique de l'île de Shikoku, la ville de Kôchi est exposée aux typhons, et la quantité de précipitation annuelle qu'elle reçoit dépasse les 2 500 mm (5 fois plus que Marseille). De nombreuses zones de la ville étant situées au niveau de la mer, les aménagements des cours d'eau posent beaucoup de difficultés. En 1998, la ville de Kôchi a été victime d'une pluie diluvienne d'une violence jamais vue dans les annales de la météorologie. Les rivières sont sorties de leur lit, dévastant cultures et habitations, et faisant de nombreuses victimes.

A la suite de cette catastrophe, le département a pris diverses mesures :

1. Aménagement des cours d'eau : pour prévenir les risques liés aux inondations survenant en moyenne une fois tous les 50 ans, les digues ont été élargies et renforcées sur plus de 16,7 km ; les ponts et les barrages ont été reconstruits selon de nouvelles normes.

2. Aménagement de l'habitat : des systèmes d'évacuation des eaux de pluie plus efficaces ainsi que des pompes ont été installés.

3. Prévention et gestion des risques : des caméras à fibres optiques ont été mises en place pour surveiller le niveau des eaux, une structure départementale dédiée à la gestion des cours d'eau a été créée,  les informations des offices de pluviométrie sont désormais centralisées.

Partant du constat que les infrastructures matérielles ne permettaient à elles seules une parfaite maîtrise des risques d'inondation, le département organise des débats
réunissant habitants, entrepreneurs et spécialistes afin d'encourager une réflexion commune sur la gestion des catastrophes naturelles.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le rapport qui a été presenté au CNFPT Montpellier en 2012 : PDF

Département de Hyôgo


Awaji, une île d'avenir – Politique de valorisation de l'environnement

Carte

Domaine(s) concerné(s)

Contact

Environnement / Santé, bien-être social, dénatalité / Agriculture, forêt et pêche / Commerce et industrie, emploi / Dynamisation de l'économie locale Hyôgo-ken, Kikakukenmin-bu, Chiikishinkô-ka
(Section de développement régional,
 Division de la participation
 citoyenne du département
 de Hyôgo)

icon-internetSite Internet (anglais)

 

Présentation

Politique de valorisation de l'environnement de l'île d'Awaji (coopération du département de Hyôgo, des villes de Sumoto, de Minami-awaji, et d'Awaji)

1. Les grandes lignes de la politique engagée

1.1 — Le contexte

Bien qu'elle possède de grands atouts, l'île d'Awaji souffre d'une diminution de sa population et d'une contraction de son économie. Bénéficiaire du dispositif de revitalisation locale mis en place par le gouvernement en 2011, elle a engagé une
réflexion sur un nouveau modèle de développement visant à sortir de son enclavement vis-à-vis du reste du Japon et à dynamiser la vie locale en tirant parti de ses ressources.

1.2 — Un nouveau visage pour l'avenir

« Awaji, une île engagée dans le développement durable » : l'île mise sur un développement fondé sur l'exploitation d'énergies renouvelables et l'agriculture.

1.3 — Les piliers de la politique engagée

① Le développement d'énergies renouvelables
② La valorisation de l'agriculture et de la production alimentaire
③ L'amélioration du cadre de vie

 

2. Les dispositifs mis en place

2.1 — Le développement d'énergies renouvelables

a) Exploitation des ressources locales pour produire des énergies renouvelables

Énergie photovoltaïque :

L'île bénéficie d'un bon niveau d'ensoleillement. De vastes zones non utilisées, parmi lesquelles des terre-pleins résultant de travaux de remblaiement effectués dans le cadre d'un projet d'aéroport, sont valorisées par l'installation de panneaux solaires.
Ex : La mise en service une centrale photovoltaïque d'une puissance de 40 mégawatts est prévue courant 2013 dans le secteur de Sano-Ikuho de la ville d'Awaji.

Énergie marémotrice :

∙ L'île étudie la possibilité d'exploiter les puissants courants générés par le flux et reflux des marées dans le détroit d'Akashi pour y installer une centrale marémotrice.
∙ L'île réfléchit également au développement de technologies, incontestablement opportunes pour un pays tel que le Japon, tirant pleinement parti des ressources offertes par la mer. Elle étudie notamment des applications intéressantes pour le secteur
de la pêche.

b) Mise en place de dispositifs favorisant le développement des énergies renouvelables

"Création d'un fonds citoyen d'investissement pour la valorisation de l'île d'Awaji

∙ Ce fonds créé à Awaji permet aux citoyens d'investir dans les activités de production d'énergies renouvelables.
∙ Une société financée par le département, les villes et les entreprises locales a été créée pour produire de l'énergie ainsi que pour investir dans la création de centrales photovoltaïques privées.
∙ Cette initiative permet de sensibiliser plus largement les citoyens aux enjeux énergétiques, et leur offre la possibilité de participer concrètement à la préservation de l'environnement.

c) Maîtrise de la consommation énergétique dans les foyers, les entreprises et les institutions

"Vers une société qui concilie autonomie énergétique et amélioration du cadre de vie"
∙ Les foyers, les entreprises, et les universités ont été sensibilisés aux capacités locales de production d'énergies renouvelables. De là s'est engagée une réflexion globale sur les économies d'énergie réalisables (normalisation des équipements) et sur l'optimisation de l'autonomie de la région.
∙ Des suggestions sont faites au cas par cas afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Celles-ci se prennent en compte les habitudes de vie et s'accompagnent
d'une information claire sur la quantité de dioxyde de carbone émise par chaque foyer.

2.2 — La valorisation de l'agriculture et de la production alimentaire

a) Formation de personnel pour favoriser les échanges

"Formation de personnel agricole dans des fermes pilotes"
∙ L'île encourage la formation de personnel agricole dans des fermes pilotes mises en place en 2008 et incite le personnel formé à s'installer dans la région.

"Formation de futurs acteurs de la redynamisation locale"
∙ Des sections spéciales ont été créées dans les universités, dans la filière agricole notamment.
∙ Des locaux de lycées devenus vacants ont été mis à profit pour dispenser des formations sur l'environnement et le bien-être social. Celles-ci sont plus particulièrement destinées aux pêcheurs et aux agriculteurs.
∙ La coopération entre les universités et les structures locales a été renforcée pour mettre en place des stages pratiques, destinés à former les acteurs de la revitalisation de l'île et des régions voisines.

"Développement de l'agrotourisme"

∙ Des structures liées à la production alimentaire locale ont été aménagées ou créées pour mettre en avant les attraits de la production agricole locale et développer l'agrotourisme : ateliers découverte dans de villages ruraux ou de ports de pêche, visite d'usines de transformation des produits de l'agriculture et de l'élevage.

b) Des bateaux de pêche écologiques

Le secteur de la pêche est très développé dans l'île d'Awaji. Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et se prémunir contre la hausse constante des prix du pétrole, les pêcheurs sont incités à s'équiper de bateaux à moteur électrique ou hybride.

 

3. L'amélioration du cadre de vie

a) Mise en place d'un système de transport soucieux d'accessibilité et à faible émission de carbone

L'île a développé un système de transport en commun local utilisant des véhicules de petit gabarit, équipés de moteurs électriques. Ce système, tout en réduisant les émissions de carbone, permet de rendre les villages agricoles de montagne ou les petits ports de pêche plus accessibles, ainsi que de préserver la santé des personnes âgées en facilitant leurs déplacements.

b) Création d'un quartier modèle au cœur de la ville de Sumoto

Un quartier équipé d'infrastructures adaptées au bien-être d'une population âgée a vu le jour au cœur de la ville de Sumoto.